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Géopolitique, relations avec la Silicon Valley, démocratie, faut-il avoir peur de Donald Trump ?

Avec l’entrée en fonction imminente de Donald Trump, nous allons bientôt entrer dans une nouvelle ère géopolitique, un moment de basculement ou la plus grande puissance militaire et économique de la planète modifie radicalement son comportement vis à vis des autres nations.

Sécurité, défense, accords commerciaux, fiscalité, droit du travail, réglementation, écologie, pétrole, tous les domaines sont concernés.

Au delà du fantasme Trump nous en savons en général trop peu sur les contraintes, les enjeux, les motivations et les personnalités qui conduisent le destin des autres pays de la planète.

Je conseille donc à tous de visionner cette analyse passionnante d’Ian Bremmer, président d’un grand think tank américain (Eurasia Group). Elle dure environ 30 min et passe en revu les risques géopolitiques pour 2017. Relations avec la Russie, les monarchies du Golfe, la Chine et les autres pays asiatiques, l’analyse est passionnante.

Pas de réponse définitive mais des questions et une mise en contexte simple et brillante

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A la fin Ian Bremmer s’interroge sur les relations entre Trump et le monde de la Tech autour de plusieurs sujets: politique migratoire, accès aux données et création/destruction d’emplois.

Il évoque aussi les risques liés à la personnalité du nouveau président:

  • Incompétent ? Elle l’empêcherait de comprendre une situation de crise
  • Corruption ? Ses conflits d’intérêts le pousseraient à ignorer la réalité
  • Autoritarisme ? sa soif de pouvoir le pousse à tirer profit des événements pour augmenter son pouvoir au détriment des autres (le plus dangereux selon Bremmer)

La conclusion est simple (spoiler alert!) nous n’en savons pas assez pour le moment sur la personnalité de Donald Trump et ses intentions réelles.

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Finance & Géopolitique

Pourquoi Donald Trump va-t-il vraiment s’attaquer aux accords commerciaux

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, beaucoup de ses détracteurs se rassuraient en avançant que ses propositions les plus inquiétantes seraient soit impossible à mettre en oeuvre sans l’accord du Congrès, trop complexes ou trop dangereuses pour les intérêts des Etats-Unis.

Lui qui a promis de s’attaquer aux accords commerciaux conclus avec le Mexique ou de sanctionner la Chine, dispose d’une marge de manoeuvre importante et place déjà ses pions pour honorer ses promesses.

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La possibilité de frapper vite et fort

En matière de commerce, tout nouvel accord commercial doit par exemple être adopté par les deux chambres.

En revanche, le président américain peut facilement annuler un accord existant. Une simple lettre suffit, le préavis est alors de 6 mois.

Pour augmenter les droits de douane, Donald Trump peut aisément piocher dans la législation existante:

  • La loi dite  » Trading with the Enemy Act » lui permet de réguler le commerce en cas de guerre ou « d’urgence nationale », une définition relativement floue, utilisée par Nixon en 1971 pour augmenter les droits de douane de 10%.
  • Donal Trump peut aussi invoquer « une menace anormale et extraordinaire » pour utiliser  l’International Emergency Economic Powers Act de 1977.
  • Une autre loi de 1962 lui permet d’intervenir dans le commerce international pour préserver la sécurité nationale.
  • Enfin, le Trade Act de 1974 permet au président d’augmenter les taxes de 15% pendant 150 jours pour combattre le déficit.

En clair, même sans l’aval du Congrès, Donald Trump peut déclencher une guerre commerciale rapide contre ses ennemis déclarés, la Chine et le Mexique.

Une équipe compétente, opposée au libre-échange

robert_lighthizer_official_transition_portraitPour mener cette guerre, encore faut-il de bons généraux, doués, compétents et prêt à l’action.

Pour cela, Donald Trump a déjà fait son choix: Robert Lighthizer. Ce vieux routier du parti Républicain a été nommé mardi dernier négociateur en chef pour le commerce.

Ambassadeur puis ministre sous Reagan, cet ancien avocat d’affaire réputé a passé plusieurs décennies à défendre les grands groupes américains dans leurs disputes commerciales.

Connu à Washington pour avoir une connaissance très détaillée des dossiers il est également une figure du parti républicain, un allié stratégique pour obtenir le soutien d’une majorité républicaine plutôt hostile au protectionnisme. Le pape du commerce international au Peterson Institute, Gary Hufbauer, le décrit comme « intelligent et très rapide, il connait par cœur le code du commerce et les positions politiques sur le sujet à Washington ».

Compétent, Robert Lighthizer partage en outre depuis longtemps les convictions de Donald Trump.

En 2008, dans une tribune publiée dans le New York Times, il prônait déjà une approche plus radicale avec la Chine:

« Le pragmatisme du président Reagan était très différent des rêves utopiques des libre-échangistes (…) qui poursuivent leurs passions avec un zèle qui ferait passer Robespierre pour un homme prudent. 

 Ils ne laissent aucune place aux aspects pratiques, à la nuance ou à la souplesse. Ils embrassent le libre-échange d’une façon effrénée, même si cela aide la Chine à devenir une superpuissance. Ils ne voient que des lignes claires, même quand il s’agit de se plier aux caprices des bureaucrates anti-américains de l’Organisation mondiale du commerce. Ils s’opposent à toute restriction commerciale, même si nous devons dépendre des pays étrangers pour nous nourrir ou équiper nos militaires. Ils ne voient que le dogme – peu importe combien d’emplois sont perdus, combien le déficit commercial augmente ou à quel point le dollar chute. »

Pour mener son bras de fer commercial, Donald Trump a choisi un homme d’expérience, de conviction, compétent et connecté, réputé pour être « l’homme le plus protectionniste de Washington », le signe qu’une nouvelle donne économique semble en préparation.

Renégocier les accords, ouvrir de nouveaux secteurs ? 

Dans son livre, « The Art of the Deal », Donald Trump dévoile un style de négociation relativement simple: « Je vise très haut et ensuite je pousse encore et encore jusqu’à ce que j’obtienne ce que je veux ».

Mais que veut-il exactement ? 

Probablement pas de supprimer les accords de libre échange, ce serait suicidaire.

La Chine achète 60% du soja américain, les constructeurs automobiles vendent plus de voitures en Chine qu’aux Etats-Unis et Boeing est engagé dans un guerre sans merci contre Airbus en Chine.

Ouvrir de nouveaux secteurs et  en protéger certains, côté américain, serait en revanche plus crédible. Pour y parvenir, Trump devra dévoiler ses cartes, lui qui répète à longueur de page qu’il faut négocier en position de force:

« The best thing you can do is deal from strength, and leverage is the biggest strength you can have. Leverage is having something the other guy want. Or better yet, needs. Or best of all, simply can’t do without. »

Les cas Ford et Carrier des dernières semaines soulignent déjà l’importance stratégique des investissements américains pour le Mexique et sa capacité à les influencer.

L’accord de libre-échange en vigueur en Amérique du Nord date de 1992. De nouveaux secteurs sont apparus comme  le numérique, ou se sont complexifiés. Donald Trump pourrait être tenté de mettre à jour le NAFTA, exclure certains secteurs et négocier l’ouverture de nouveaux.

Une remise en cause totale des accords de libre-échange semble risquée mais un premier coup de semonce aurait l’avantage de frapper les esprits, de satisfaire son électorat et d’entamer le bras de fer.

Avec le Mexique, déjà en plein chaos social (cf. manifestations monstres contre la hausse du prix de l’essence), cela semble facile, avec la Chine on demande à voir.

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Economix

Pétrole : 5 questions après l’échec de Doha

Avec l’échec dimanche dernier de la conférence de Doha, il faudra probablement attendre beaucoup plus longtemps que prévu pour voir les prix du pétrole repartir à la hausse. Alors que la Chine et le Brésil consomment beaucoup moins, que l’Europe est toujours au ralenti,  les pays producteurs eux sont finalement toujours incapables de s’entendre pour limiter voire diminuer leur production. 

Petit tour d’horizon des grandes questions soulevées par l’échec de Doha.

  1. Nouvelle dégringolade en vue ?

Depuis un an, chaque pays tente de compenser la baisse des cours en pompant toujours plus. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) les stocks de pétrole atteignent 1,5 millions de barils/jour et ce depuis plusieurs trimestres (cf. barres vertes dans le graphe ci-dessous).

Avec un pétrole autour des 40$/baril, de nombreux producteurs américains font faillite chaque jour. Près de 80% des puits seraient déjà à l’arrêt. A ce rythme là, l’IEA s’attend à voir les excédents diminuer fortement fin 2016, autour de 0,2 millions de barils/jour.

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Conséquence le déséquilibre entre l’offre et la demande ne devrait pas se résorber avant la fin de l’année. La baisse devrait donc continuer à court terme.

Vus les niveaux de stocks emmagasinés depuis des mois, seul un choc psychologique de grande ampleur pourrait pousser les traders et les banques à anticiper une remontée des prix et donc à la provoquer. C’est ce type d’annonce qui devait émerger de Doha.

     2. L’OPEP paralysée par la rivalité Arabie Saoudite – Iran ?

C’est le grand enseignement de Doha, l’Arabie Saoudite semble prête à se tirer une balle dans le pied pour ne pas voir son rival iranien s’enrichir.

Après 10 ans de sanctions économiques, l’Iran était réfractaire à toute réduction de sa production de pétrole et n’avait même pas envoyé de délégués à Doha. Dans les semaines qui ont précédé la réunion, L’Arabie Saoudite avait quant à elle semblé plus conciliante, acceptant peut être des efforts sans contrepartie de son rival. Changement de dernière minute, il n’y aura finalement pas d’effort saoudien sans contrepartie iranienne. Au moins les choses sont claires.

Les conséquences pourraient en revanche être désastreuses pour la crédibilité de l’OPEP. Auprès des autres producteurs tout d’abord. Difficile en effet de réunir à nouveau des pays hors OPEP comme la Russie. Vis à vis du reste du monde ensuite, ces rivalités rendent l’organisation moins menaçante, ses décisions moins solides et susceptibles d’être facilement remises en cause par ses membres. Au sein même de l’organisation  enfin, les pays les plus touchés (Venezuela, Nigeria, Qatar, Irak , Indonésie) se sont beaucoup activés en coulisse et doivent avoir le sentiment d’un énorme gâchis. Ils auraient probablement préféré s’éviter un tel échec et ses répercussions.

    3. Les petits pays producteurs au pied du mur ?

Ce sont probablement eux qui vont souffrir le plus de cet échec. Pour ces petits pays, le pétrole représente souvent 50%-75% des ressources budgétaires. L’Angola a déjà demandé l’aide du FMI, l’Azerbaïdjan l’envisage, le Nigeria discute avec la Banque Mondiale et le Venezuela est exsangue. Pour économiser l’électricité du pays, le président Nicolas Maduro a décrété tous les vendredis d’avril et mai fériés pour les fonctionnaires. Une mesure ubuesque qui en dit long alors que les supermarchés sont vides et certains produits alimentaires rationnés.

Autres pays touchés, la Grande-Bretagne et le Brésil, aux coûts d’extraction particulièrement élevéswo-ba065_oilcri_16u_20160419183331

La question maintenant est de savoir quelle sera l’ampleur des difficultés et leurs répercussions politiques.

    4. le pétrole bas, un problème nouveau ?

Cela faisait plusieurs décennies que les économistes ne s’étaient pas inquiétés d’un pétrole trop bas, c’est désormais le refrain habituel de toutes les institutions internationales. La Fed, le FMI, La Banque Mondiale, la BCE, l’OCDE, toutes s’en inquiètent, toutes y voient un baromètre de la croissance mondiale.

La raison est très simple, en moins de 10 ans, les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétrole. Désormais la santé des États-Unis et donc du monde passe par la bonne santé du secteur pétrolier americain.

Ce n’est pas un hasard si les États qui s’en tirent le mieux depuis 2008 sont les gros producteurs de gaz et de pétrole de schiste comme le Texas, Le Dakota du Nord, l’Oklahoma, ou le Nouveau Mexique.

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    5. L’Amérique touchée, l’Europe épargnée ?

Conséquence de la chute des cours, le secteur pétrolier américain a perdu des milliers d’emplois en quelques mois.

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Or pendant les années d’euphorie (2008-2013), les producteurs se sont endettés à tour de bras pour financer leur expansion. Beaucoup sont aujourd’hui en faillite et risquent d’entraîner des banques et des fonds d’investissement dans leur chute. D’après le Financial Times, les investisseurs auraient perdu près de 150 milliards de dollars dans leurs placements obligataires depuis 2014; près de 2 000 milliards en moins value d’actions.

Au 1er trimestre 2016, 3 des plus grandes banques américaines ont ajouté 500M$ de provisions pour dépréciation d’actifs sur leur portefeuille pétrolier. Les pertes potentielles s’élèvent à 1,7 Md$ pour Wells Fargo, environ 1 Md$ pour JP Morgan et 525 millions pour Bank of America.

Moins engagées dans l’euphorie du gaz de schiste, les banques européennes  sont peu exposées. En Europe, ce sont surtout les pertes subies par les majors qui devraient déteindre sur l’ensemble des sous-traitants.

Une question demeure, quels fonds, banques ou majors pétrolières sont susceptibles d’aller au tapis dans les prochains mois. Difficile à dire, une chose est sûre, en ces temps difficile ceux qui ont d’importantes réserves à disposition peuvent réaliser de belles affaires. Warren Buffet et quelques autres doivent se frotter les mains….

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Chroniques, Histoires d'entreprises

La sidérurgie britannique en pleine crise

Après l’épisode Florange, voici la saga Tata. Le secteur concerné reste la sidérurgie, seul le pays change. Apres des années de crise, les aciéries britanniques sont au bord de la rupture. Les facteurs sont multiples et il a suffit d’un nouveau coup du sort pour mettre en danger toute une filière industrielle: le ralentissement chinois a obligé ses producteurs à trouver des moyens pour écouler leurs immenses stocks., parfois à perte.

Tata Steel jette l’éponge. Le premier sidérurgiste du pays avec 17 000 emplois sur 20 000, veut quitter le Royaume et vite. Explications sur le plateau de France 24.

 

 

 

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Histoires d'entreprises

Réalité virtuelle : la course est lancée

2016 sera-t-elle l’année du décollage pour la réalité virtuelle ? Plusieurs casques 3D arriveront cette année sur le marché. Le géants du web ne sont pas en reste et commencent à dévoiler leurs projets pour ce qui pourrait bien devenir la prochaine grande révolution numérique depuis l’avènement des smartphones.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous conseille de jeter un œil à cette vidéo de Microsoft, vous pourrez rapidement vous faire une petite idée des innovations qui nous attendent.

A l’origine la réalité virtuelle est une technologie destinée aux jeux vidéos. Cela fait des années que les gamers du monde entier attendent avec impatience la commercialisation d’un appareil capable de réaliser leurs rêves: s’immerger entièrement dans un univers imaginaire. Cette années, tous leurs désirs semblent en passent de se réaliser. Oui mais voilà, l’expérience de réalité virtuelle ne s’arrête pas là. Ses applications devraient envahir toutes les sphères de notre société: le shopping en ligne, les relations clients, le design industriel, la médecine ou encore le cinéma.

D’ici quelques années, il y a fort à parier que plus aucun secteur n’y échappera. Alors forcément, tous les grands noms de la Silicon Valley s’y mettent et commencent à dévoiler leurs intentions.

Facebook veut démocratiser la réalité virtuelle
Cette semaine, Mark Zuckerberg a déclaré à Barcelone que l’avenir des réseaux sociaux passait par la réalité virtuelle. L’entreprise est en position de force. En 2014, elle rachetait la société Occulus pour 2 milliards de dollars et mettait ainsi la main sur la technologie la plus avancée l’Occulus Rift. Ce casque qui permet de s’immerger entièrement dans un univers en 3D.

Pour rendre la technologie accessible au grand public, Facebook a annoncé un partenariat avec Samsung. Objectif utiliser la camera du coréen qui filme à 360 degrés pour permettre aux utilisateurs de créer et partager des videos 3D sur le réseau social. Avec ce partenariat, Facebook propose aussi une version plus light de son casque 3D: c’est votre téléphone qui se transforme en casque virtuel.

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Autre défi, raccourcir les vitesses de transmission. Facebook a dévoilé un protocole adapté à ces nouvelles vidéos 3D hyper volumineuses.

 

HTC rentre dans la danse

Concurrent le plus sérieux de l’Occulus, HTC a dévoilé la dernière version de son casque à Barcelone. Il sera commercialisé en avril pour environ 800 dollars. Sa grande originalité réside dans sa capacité à intégrer les détails du monde réel, meubles, personnes, obstacles… dans l’expérience virtuelle. Pour le moment les utilisations sont surtout ludiques mais seront probablement élargies au fil du temps. Reste à savoir comment le taïwanais souhaite intégrer sa technologie à ses smartphones. Une chose est sûre, HTC semble avoir pris une petite longueur d’avance sur les autres fabricants de mobiles.

Apple tente de combler son retard

De son côté Apple, commence seulement à s’intéresserait sérieusement au sujet. Lors d’une conférence téléphonique avec des analystes financiers, Tim Cook n’a pas nié son intérêt, expliquant que la technologie était « cool » et n’était pas une niche. Par ailleurs, un casque 3D développé par le fabricant de jouets Mattel est déjà compatible avec l’iphone. La version est encore simple et s’adresse plutôt aux enfants mais l’entreprise a déjà déposé de nombreux brevets pour des objets du même type. screen20shot202016-02-0520at202-15-3920pm

Dernières pistes qui confirment l’intérêt d’Apple, l’entreprise aurait recruté quelques pointures de la modélisation 3D  comme Doug Bowman, chercheur à Virginia Tech en interfaces 3D  ou Nick Thompson, le créateur de la Hololens chez Microsoft. Enfin plusieurs start-up spécialisées dans la réalité virtuelle ont été rachetées ces dernières années:

  • Metaio, une start-up allemande spécialisée dans la visualisation de meubles en 3D
  • Faceshift qui transforme votre visage en personnage d’animation
  • FlyBy Media qui reproduit le monde réel en 3D
  • Primesense qui développe des capteurs et des caméras à 360 degrés

 

Oubliez la réalité virtuelle, Google et Microsoft parient sur la réalité augmentée

Comme vous avez pu le voir dans la 1ère vidéo, Microsoft ne propose pas une immersion totale à ses utilisateurs. Ses lunettes permettent simplement de projeter des informations supplémentaires. Plusieurs avantages: La déssocialisation est moins frappante, surtout la technologie est moins gourmande et ne demande pas d’investir dans un ordinateur surpuissant.

Voici l’idée :

 

 

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Marchés Financiers

Faut-il croire à un krach boursier en 2016 ?

Depuis le début de l’année les bourses occidentales ont perdu environ 7%, un début d’année plutôt mauvais voire catastrophique qui a plongé le monde de la finance dans une perplexité totale. D’autant que 2008, c’était il y a 8 ans, a peu près la durée d’un cycle économique. Entre ceux qui annoncent une crise financière majeure en 2016 et ceux qui au contraire font le dos rond et prédisent un rebond, qui croire ?

Quels résultats pour les entreprises américaines ?

La finance a beau être folle et agir de façon totalement irrationnelle au jour le jour, elle finit toujours par se raccrocher aux résultats des entreprises. On a tendance à sous-estimer le rôle des dividendes dans la rentabilité d’une action, mais il reste fondamental. Tous les investisseurs décortiquent donc avec soin les résultats trimestriels et annuels.

Outre un secteur énergétique en pleine déconfiture, c’est le dollar fort qui freine les exportations. Pas d’euphorie donc, mais avec un taux de chômage à 5% aux États-Unis, la probabilité de chiffres catastrophiques semble exagérée. Pas de croissance à deux chiffres mais pas de quoi s’alarmer non plus. Les bénéfices seront probablement en baisse au 4ème trimestre, les analystes de JP Morgan prédisent -6,7% pour le S&P 500,  mais sur l’année la tendance devrait être bien meilleure. Lors de la présentation de ses résultats hier, le PDG de JP Morgan a annoncé lui des profits et un CA records, estimant dans ces conditions qu’il serait forcément difficile de faire mieux. Pour Jamie Dimon, en revanche il n’y aura pas récession cette année.

(Citigroup et Wells Fargo viennent également de publier de très bons résultats au moment ou j’écris)

Les bourses peuvent-elles craquer sous les risques chinois et émergents ?

Si certaines entreprises affichent des performances solides, d’autres s’en tirent beaucoup moins bien. En particulier dans le secteur de l’énergie. Forcément avec un baril de pétrole à 30$, tout le secteur dégringole. Le ralentissement chinois a fait chuter toutes les matières premières de 20% à 40%. Pour le moment seul les secteurs énergétiques et miniers sont touchés mais la crainte serait que le ralentissement ne touche tous les secteurs: l’automobile ou la Chine est devenu le 1er marché mondial, les biens de consommation, les téléphones…. Ajoutez à cela une confiance toute relative dans les statistiques chinoises et un effet d’entrainement sur tous les pays producteurs de matières premières (Australie, canada, Brésil, Russie, Afrique du Sud….) et vous avez le cocktail idéal pour alimenter  les peurs d’un ralentissement mondial qui finirait par toucher les entreprises américaines. Les investisseurs auraient  retiré 12,4 Md$ des fonds de placement la semaine dernière.

En clair, une fois que la peur prend le dessus, même de bons chiffres peuvent être interprétés négativement. Intel par exemple a publié des chiffres très honorables pour une entreprise en pleine transition (marché des PC en forte baisse), avec un meilleur dividende que prévu. Résultat, l’action chutait de 5% à la clôture. Pourtant lors de la conférence post earnings avec des analystes, le PDG aurait dit s’attendre à un léger ralentissement en Asie mais à une croissance de 5% à 10% en 2016. Que demande le peuple ?

Il est encore trop tôt pour se faire une idée quant à l’ampleur du ralentissement chinois et des résultats d’entreprise mais la peur semble belle et bien démesurée. Un avis partagé par Howard Mark, l’analyste d’Oaktree Capital souvent décrit comme l’analyste préféré de Warren Buffet et qui revient longuement sur l’irrationalité des marchés financiers dans sa dernière note (un concentré d’intelligence et de bon sens) :

“I don’t mean to suggest there aren’t a lot of things to worry about (…) It’s just that everybody’s interpreting everything negatively these days.”

 

 

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Pour Howard Mark, les marchés réagissent majoritairement de manière émotionnelle alors que les chiffres suggèrent des liens plutôt limités entre les économies occidentales et l’économie chinoise. Quant au prix du pétrole, il estime qu’à moins d’être une entreprise pétrolière, la baisse est une bonne nouvelle pour les consommateurs et donc la plupart des entreprises.

« The bottom line is that investor psychology rarely gives equal weight to both favorable and unfavorable developments.  Likewise, investors’ interpretation of events is usually biased by their emotional reaction to whatever is going on at the moment.  Most developments have both helpful and harmful aspects.  But investors generally obsess about one or the other rather than consider both »

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Fear is back, un bon signe ?

Ces derniers jours, tous les optimistes de la place se raccrochent à l’adage « Bull markets climb a wall of worry … and flame out in euphoria ». En clair, un marché méfiant est relativement sain et continue à monter. Quand l’euphorie est généralisée, que la croissance économique pousse les particuliers à rentrer dans le jeu, à s’endetter (2008) ou à boursicoter (1929), le pire est à venir. On en est encore loin. La question serait finalement de savoir quand le plein emploi aux États-Unis va-t-il entraîner les salaires à la hausse et déclencher  l’euphorie des millions d’américains frustrés par 7 ans de vaches maigres.

A ce moment là, il sera peut-être temps de s’inquiéter.

Pour le moment, la baisse conséquente des marchés financiers en ce début d’année, n’est pas forcément le signe d’un krach généralisé, ni d’une crise économique majeure aux États-Unis mais un bon exemple de la façon dont réagissent les marchés financiers : Le chômage  est au plus bas, les revenus des entreprises au plus haut, l’exposition à la dette chinoise contenue, le pétrole bon marché et pourtant les marchés paniquent. BIENVENU EN BOURSE !

 

 

 

 

 

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Economix

Comment penser 2016 ?

Au petit jeu des prédictions économiques pour la nouvelle année, le monde se divise encore et toujours, en deux catégories : les optimistes et les pessimistes. Au delà des prédictions diverses et variées, c’est l’attitude de ceux qui les énoncent qui attire l’attention.

Attali: Cassandre joue à la roulette russe

Dans le camps de ceux qui broient du noir et nous prédisent une année 2016 ponctuée de catastrophes planétaires, la palme revient probablement à Jacques Attali. Malgré le titre de son article L’année des bonnes surprises, il dresse la liste des calamités les plus vraisemblables pour 2016. Tout y passe:

  • « Nouveaux attentats terroristes d’une ampleur défiant l’imagination »
  • Aggravation des conflits en Syrie, Irak, Libye, Yémen ou Ukraine
  • Émergence de nouveaux  en mer de Chine, en Inde et en Afrique
  • Effondrements de nouveaux États
  • « Crise financière majeure » liée  aux crédits d’entreprise
  • Brexit
  • Catastrophes naturelles
  • « Épidémie majeure, partant d’une souche nouvelle d’un virus mutant »
  • Aggravation du chômage en France.

La bonne surprise, conclut Attali, serait finalement qu’aucune n’advienne.

La liste fait froid dans le dos. La vérité c’est que la plupart de ces événements sont extrêmement probables. Leur ampleur en revanche est très difficile à prévoir. Des attentats, il y en aura probablement d’autres mais de là à affirmer qu’ils seront d’une ampleur défiant l’imagination c’est exagéré et verser dans le sensationnalisme.

10 bouleversements choc pour penser l’imprévisible (Saxo Bank)

La banque d’investissement danoise adopte elle une attitude totalement différente en proposant une liste d’événements improbables, rarissimes mais néanmoins possibles, dont l’impact serait considérable. Les « Black Swan events », décrits par  l’ancien trader et philosophe Nassim Nicholas Taleb dans son livre « Black Swan » (2007). Si elles se réalisent rarement, ces « outrageous prédictions », ont cependant le mérite de poser les bonnes questions :

  1. La remontée inattendue de l’euro face au dollar
  2. Rebond de 20% du rouble russe
  3. Retour à la réalité dans la Silicon Valley
  4. Les JO boostent le Brésil
  5. Les démocrates conservent le pouvoir aux États-Unis
  6. Les tensions au sein de l’OPEP portent le baril de pétrole à 100$
  7. L’argent métal augmente de 33%
  8. Les multinationales incapables d’emprunter
  9. El Nino fait flamber les prix alimentaires
  10. Le marché du luxe s’écroule

2016 dans la continuité de 2015, à moins que …..

Moins sensationnel, le CEPII voit 2016 dans la continuité de 2015, l’incertitude en plus (voir la tribune introductive « le temps des doutes »). Les grandes dynamiques demeurent: croissance molle en Europe, ralentissement en Chine et pays émergents plombés par la baisse des matières premières.

En réalité, le think tank ne se prête pas vraiment au jeu des prévisions, il se contente de souligner les lames de fonds qui devraient animer 2016. Une inquiétude revient cependant sans cesse, un sentiment vague et diffus, celui d’un monde fragile où les mesures prises en urgence au lendemain de la crise de 2008 produiront bientôt leurs effets pervers. Il y a trop d’anomalies économiques pour ne pas être inquiet.

« Pas moins de huit années se sont écoulées depuis l’enclenchement de la crise des subprime aux États-Unis à l’été 2007. Il a fallu plusieurs milliers de milliards pour rétablir le fonctionnement du secteur bancaire et financier (…) cela a installé le sentiment que quelque chose a changé et que les cadres habituels ne seront plus guère d’utilité. Ce qui reste très étonnant dans la configuration actuelle des économies avancées c’est qu’il y a, certes, moins de freins, mais toujours aussi peu de ressort. Force est de constater qu’il ne suffit pas que les taux de marché soient au plancher pour que l’investissement des entreprises reparte. Il manque un ingrédient majeur : la confiance ! »

En vrac, mes prévisions pour 2016

Au delà des tendances de fond: ralentissement chinois, pétrole au plu bas, dollar fort et volatilité financière exacerbée, voici mes prévisions pour 2016:

  • Parité euro-dollar au printemps
  • Wall Street perd 20% sur les premiers mois de l’année mais termine à l’équilibre
  • L’Afrique du Sud sollicite l’aide du FMI
  • Manifestations violentes au Venezuela
  • La Grèce lance le processus de restructuration de sa dette à l’automne à Paris
  • Segolène Royal postule à la présidence de l’ONU mais échoue
  • Yahoo ! est démantelé
  • Free lance la première box adaptée à la télévision connectée, en partenariat avec Netflix et Facebook

 Et vous, quelles sont vos prévisions pour 2016 ?

Pour aller plus loin:

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